Editorial

Beaucoup de gens s’étonnent de voir depuis quelque temps fleurir à Brest deux ou trois projets de résidences séniors privées par an. Au train où vont les choses, d’ici 5 ans la ville de Brest comptera 13 résidences séniors à but lucratif, soit environ 1300 logements très chers, (ex : Domitys Calypso Harteloire, 1200€ de loyer nu pour un T1), bien trop chers pour une grande partie des retraités brestois, et notamment pour les femmes seules.

Pour mémoire, Brest compte aujourd’hui moins d’une centaine de logements en résidence autonomie à loyer modéré, sous gestion municipale ou associative.

Les études démographiques sur la métropole brestoise confirment que d’ici à 2040, la population des plus de 65 ans aura augmenté de plus de 30%. Pour répondre à ce défi, la ville de Brest n’envisage rien d’autre que le maintien à domicile le plus tard possible. Bien sûr beaucoup de personnes âgées souhaitent rester dans leur logement familial, mais pour celles qui ne le souhaitent pas, qui ne se sentent pas bien dans un logement devenu trop grand, coûteux en chauffage, pas adaptable, ou qui habitent loin des commerces et des services, Brest n’a rien à proposer et se défausse sur le privé lucratif.

Est-ce digne d’une ville qui s’est engagée dans la démarche Ville Amie des Aînés depuis 2015 ?

Il existe pourtant des solutions, des types d’habitat alternatifs, inclusifs, des ensembles de petite taille distribués dans les quartiers à proximité des services, et conçus pour que les habitants puissent se connaître et pratiquer l’entraide.

Mobilisons-nous, rejoignez-nous !